Grand contournement

Il me semble que le projet de grand contournement ne doit pas se limiter à fournir une réponse aux questions de transport et de circulation.Comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, je regrette que toutes les alternatives n’aient pas été étudiées de manière approfondie. Si le flux de circulation est une question préoccupante, il ne s’agit pas d’y répondre hâtivement en sacrifiant les données sociales, humaines et environnementales. Les tracés actuels ne sont pas satisfaisants. Ils ne respectent pas les populations installées, notamment à Saint-Jean d’Illac, Martignas ou Saint-Aubin du Médoc en passant très près de zones habitées. Dès ses origines, l’élaboration de ce projet a été vicié : le débat public a été brutalement interrompu en mai 2004 par Jean-Pierre Raffarin, ce qui a entrainé la démission du président de la Commission nationale. Le débat a donc été tronqué dès le départ. La phase de concertation actuelle pâtit de ce dysfonctionnement initial. Avant de se lancer à marche forcée dans un projet inefficient, il est souhaitable d’étudier toutes les autres solutions, et de réaliser d’urgence la mise à 2X3 fois trois voies de la rocade.

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Chaban : un demi siécle de souvenir

ChabanJe suis intervenu ce week-end, dans un colloque sur Chaban-Delmas. J’ai eu plaisir a évoquer pendant une heure ce que fut mon expérience et ma rencontre avec cet adversaire politique qui incarna Bordeaux. En souvenir de sa mémoire et des combats qui nous ont opposés, je vous livre ici quelques mots du long discours que j’ai tenu.

(…) Mon témoignage sera, pour ma part, aussi celui d’un homme engagé qui ne partageait pas toutes les convictions du Maire de Bordeaux mais qui a apprécié son humanité, la subtilité, le charisme, la curiosité exceptionnelle d’un homme qui par delà son parcours national a marqué Bordeaux et son agglomération pendant près d’un demi siècle.

A Paris, à l’étranger, Bordeaux c’était Chaban. Celui qui a bout de bras portait une Ville symbolisée par le pont d’Aquitaine, de grandes opérations industrielles, l’essor du pôle aéronautique et bientôt spatial.

J’ai rencontré Jacques Chaban-Delmas au début de ma vie d’élu alors que jeune député en 1973, je découvrais l’Assemblée Nationale et ses arcanes, et bien sûr Chaban nouvellement réélu député de la Gironde après Matignon (…)

Il me promit un bel avenir lors de notre rencontre, propos de circonstances sans doute, mais aimable et civil comme il savait l’être.

(…) Le pacte, décrit dans une thèse brillante et séduisante par Jacques Lagroye, entre Jacques Chaban-Delmas et les maires socialistes de la périphérie, Brettes, Cassagne, Deschamps et autres n’a jamais existé. Pas plus que celui d’un accord tacite entre la Ville de Bordeaux et le Conseil Général.

Il s’agit plus d’une adaptation girondine aux principes de réalité que d’une volonté machiavélique de se partager les dépouilles d’un territoire.

Il faut rendre grâce au génie girondin et à Jacques Chaban-Delmas d’avoir imaginé au jour le jour et mis en pratique un système de gouvernement des agglomérations par nature composite. La preuve en est que ce système est aujourd’hui universellement pratiqué voire revendiqué : toutes les communes et tous les courants démocratiques participent peu ou prou aux exécutifs intercommunaux.

(…) Ni théoricien, ni visionnaire, Jacques Chaban-Delmas était fondamentalement un pragmatique sachant épouser le terrain et son temps. Il était devenu girondin mais n’était-ce pas sa vraie nature ?

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Tchernobyl / thyroïde

Comme de nombreux députés, je suis régulièrement sollicité au sujet du lien existant entre la catastrophe de Tchernobyl et l’augmentation significative des cancers de la thyroïde. Je pose donc aujourd’hui une question au gouvernement, et plus spécifiquement au Ministre de la Santé sur la question des véritables retombées en France de l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire ukrainienne.

Vingt ans après la catastrophe, survenue le 26 avril 1986, les estimations des dépôts de particules radioactives sont bien différentes de celles avancées à l’époque. Quelques jours après l’explosion, le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) diffusait une carte indiquant une activité modeste, allant de 25 becquerels par mètre carré en Bretagne à 500 Bq/m² dans l’est. Aujourd’hui, les experts présentent des chiffres parfois mille fois plus élevés. Le nombre de cas de cancers de la thyroïde croît depuis les années 1970. Cependant les services de l’état semblent aujourd’hui incapables de fournir une analyse précise sur les cancers induits par la tragédie nucléaire de l’accident ukrainien sur cette question.

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Intervention du 16 mai 2006 à l’Assemblée Nationale

Je suis intervenu hier dans l’hémicycle pour défendre les salariés de la Sogerma, je vous livre ici le texte de mon intervention :

“Je voudrais revenir sur les 1050 travailleurs d’EADS-Sogerma Mérignac et les 4000 emplois de sous-traitants « lâchés » par leur principal actionnaire. Il s’agit d’un véritable coup de poignard dans une industrie stratégique du tissu national et aquitain. Cette entreprise spécialisée dans la maintenance civile et militaire d’avions avait été créée il y a plus de 80 ans. Certes, depuis des mois, les rumeurs les plus pessimistes circulaient. On parlait d’au moins 500 suppressions d’emplois. J’avais, ici-même questionné, le 4 avril dernier, M.Thierry Breton, ministre de l’Economie, sur ce que comptait faire l’Etat, actionnaire à 15 % d’EADS pour empêcher ce désastre. Rien, me répondit en substance M. François Loos dans une réponse laconique, non implication du gouvernement dans cette affaire depuis des années. Un bref rappel : 4 ans plus tôt en effet, en 2002, l’établissement de Mérignac avait perdu le contrat de maintenance des 14 C130, avions de transport de l’Armée de l’Air. J’avais ici-même reproché à notre ministre de la Défense Nationale d’avoir attribué ce marché essentiel à l’entreprise portugaise OGMA, entreprise sous-qualifiée, à telle enseigne qu’elle doit sous-traiter une partie des tâches à Sogerma. Depuis, les Portugais, pas plus bêtes que les autres, ont appris. Mais EADS-Sogerma était ébranlée dans le coeur d’un savoir-faire, par ailleurs largement reconnu. Aujourd’hui le militaire ne représente plus que 5 % des activités du site. Jamais les Allemands n’auraient laissé filer un tel marché hors de leurs frontières. Alors, comment est-on passé d’une rumeur de 500 suppressions d’emplois à plus du double aujourd’hui ? C’est là que vous êtes directement concerné, M. le Premier Ministre. Vous le savez, au sein d’EADS, c’est un bras de fer permanent, franco-allemand qui régit les rapports partenariaux. Une réunion décisive de la direction d’EADS, le vendredi 12 mai, en pleine affaire Clearstream, tombait au plus mauvais moment et ne pouvait que nuire à la défense des intérêts nationaux, donc que conduire à la pire des solutions pour les 5000 emplois menacés. Aujourd’hui, EADS, c’est, pour 2005, un résultat net de 1, 7 milliards d’euros (+ 39 % en un an) C’est un groupe énorme et florissant. Bordeaux et la Gironde n’en peuvent plus de favoriser par voie fluviale et terrestre l’acheminement des pièces du gros porteur A380 vers Toulouse alors que dans le même temps, le même groupe industriel licencie à tour de bras à Bordeaux. Vous exprimant tardivement, vous annoncez « un plan social » alors qu’il y a place en Aquitaine pour un vrai projet industriel autour du renforcement des activités de maintenance. C’est de notre sécurité en avion qu’il s’agit. Et la sécurité, c’est la compétence. On ne doit pas brader notre sécurité. M. le Premier Ministre, face à ce désastre annoncé, où est le patriotisme économique dont vous vous targuez ? Que fait l’Etat commanditaire ? Que fait l’Etat actionnaire ?”

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Mérignac solidaire

je vous invite tous a venir signer la e-pétition a l’adresse suivante : soutenirlasogerma@merignac.com

ou sur le site du Parti Socialiste de Mérignac

http://www.psmerignac.com/wiki/tiki-index.php?page=petition_sogerma

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Motion unanime du Conseil Municipal

L’annonce faite par le groupe EADS est une insulte. Dans ces conditions, comment justifier la fermeture de la Sogerma et la suppression de plus de 5000 emplois (Sogerma et entreprises sous traitantes) sur la ville de Mérignac ?

L’inadmissible de cette fermeture vient se superposer au pathétique d’un groupe dont certains dans ses plus hautes instances sont aujourd’hui mis en cause par la justice de notre pays. Le Conseil muinicipal extraordinaire de samedi a permis un vote à l’unanimité de la motion suivante :

Le groupe EADS vient d’annoncer la fermeture de sa filiale Sogerma implantée à Mérignac. Cette décision, à laquelle vient s’ajouter la fermeture de First Metal, concerne plus de mille emplois directs et plusieurs milliers d’ emplois indirects, c’est-à-dire autant de familles. Cette situation est inacceptable tant pour les salariés que pour les collectivités locales. En 2005, EADS a réalisé une année record dans son histoire en dégageant un résultat net de 1,7 milliard d’euros, soit une progression de 39 % pour un chiffre d’affaires en hausse de 8 % à un peu plus de 34 milliards. En dépit de l’excellence de ces résultats, EADS croit pouvoir fermer un site qui selon ses dirigeants accuserait des pertes considérables. Il convient de rappeler que la Sogerma a été victime d’une totale absence de stratégie industrielle, accompagnée d’une instabilité chronique de sa direction. Sa diversification ou la création de filiales étrangères, par exemple, se sont soldées par de graves échecs. Il est paradoxal de constater que ces erreurs sanctionnent aujourd’hui des salariés dont la compétence est reconnue et épargnent l’état major d’EADS. Il est vrai que ce dernier vient de montrer qu’en son sein, certains de ses éléments se consacraient à d’autres fonctions que celles de préparer les mutations industrielles. Ces polémiques ont à l’évidence affaibli la position française au sein de l’entreprise franco-allemande. Conformément aux réflexions des salariés et aux propositions faites par Alain Rousset et Michel Sainte-Marie à Noël Forgeard, d’autres solutions peuvent toujours être mises en œuvre, notamment des transferts de charge dans l’attente des marchés de maintenance militaire prévisibles en 2007-2008. Elles nécessitent une totale implication de l’Etat, actionnaire important d’EADS et commanditaire incontournable. Nous dénonçons un gouvernement qui affiche un patriotisme économique de façade et se désintéresse de toute politique industrielle comme des conséquences humaines de choix purement financiers et à court terme. Face à ce sinistre d’ampleur nationale, nous demandons au chef du gouvernement de réunir, dans les plus brefs délais, une table ronde des principaux acteurs afin de faire émerger des solutions rapides pour sauver la Sogerma et l’emploi à Mérignac. Cette décision risque de fragiliser le tissu industriel aéronautique bordelais. Le Conseil Municipal apporte son total soutien aux salariés et à leurs familles et s’associe à leur lutte.

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Personnels des Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP)

J’avais interpelé le Ministre de la Justice sur les difficiles conditions d’exercices de leurs missions des personnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation je vous livre ici le texte de ma question ainsi que la triste réponse pleines de promesses qui ne seront pas tenues.

J’attire l’attention de Monsieur le Ministre de la Justice, sur les conditions de travail des personnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP). Les diverses dispositions contenues tant dans la loi de juin 2000 que dans les différentes lois successives (LOPSI par exemple), la loi du 9 mars 2004, dite Perben 2, entrainent un accroissement sans précédent des tâches et missions confiées aux SPIP. La consécration de la juridictionnalisation de l’application des peines, qui nous semblait nécessaire, entraine ipso facto une augmentation conséquente des écrits professionnels (et ce même si le nombre de personnes détenues reste stable, ce qui est loin d’être le cas). Cette augmentation quantitative incontestable de la charge de travail entraine également une activité dans l’urgence, de plus en plus complexe à gérer. Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales signataires revendiquent la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement (travailleurs sociaux, personnels administratifs et d’encadrement) afin de permettre aux SPIP d’assurer leurs missions de service public (Rappelons d’ailleurs que le volet application des peines de la loi Perben 2 aurait dû comporter un volet programmation). Aussi, sur cette question concernant la justice dans notre pays et les moyens mis en oeuvre pour y parvenir, il lui demande de bien vouloir préciser quelles sont les suites qu’il entend donner.

Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaitre à l’honorable parlementaire l’attention qu’il porte aux services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et plus particulièrement aux moyens à mettre en oeuvre pour assurer la mise en application de la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité. Ainsi, 200 créations d’emplois de conseillers d’insertion et de probation ont été obtenues en loi de finances 2005 et ce dans le prolongement des préconisations du rapport Warsmann. Toutefois, compte tenu des délais de recrutement (quatre mois) et de la durée statutaire de la formation à l’École nationale de l’administration pénitentiaire (deux ans), les conseillers d’insertion et de probation n’arriveront sur le terrain qu’en septembre 2007. Par ailleurs, 80 nouveaux emplois de conseillers d’insertion et de probation ont été obtenus au titre de la loi de finances pour 2006, dans le but de poursuivre le renforcement en effectifs des services pénitentiaires d’insertion et de probation. En matière de recrutement, il convient de noter qu’une promotion de 290 élèves conseillers d’insertion et de probation est entrée à l’école nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) au mois d’octobre 2005, soit la plus importante promotion de conseillers d’insertion et de probation jamais enregistrée. En outre, un concours de conseillers d’insertion et de probation pour environ 300 postes sera organisé en 2006. Depuis 2002, 585 emplois de conseillers d’insertion et de probation ont été créés, représentant un accroissement de 38,36 % des effectifs. Enfin, pour répondre aux besoins urgents des services, un amendement du Gouvernement adopté par le Parlement durant l’examen du projet de loi de finances 2006 prévoit le recrutement de 400 travailleurs sociaux et personnels administratifs supplémentaires qui rejoindront les services pénitentiaires d’insertion et de probation dès cette année. Compte tenu de la difficulté de fonctionnement de ces services, il a été décidé la création d’une mission d’évaluation qui doit procéder à une étude attentive et apporter ses conclusions permettant de quantifier cette réalité. Ces éléments seront, bien sûr, portés à la connaissance des organisations syndicales d’ici à quelques mois. En concertation avec les partenaires sociaux, au vu des conclusions de ce rapport et à travers les discussions qui interviendront, de nouvelles orientations seront données aux missions des travailleurs sociaux.

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Kaolack-Mérignac

Palu_0021Mérignac et Kaolack (2ème ville du Sénégal), sont jumelées depuis 26 ans (1980). La coopération marche bien (envoi de containers de livres, médicaments, appareils médicaux, dispensaires, puits, etc..) Des équipes de jeunes lycéens mérignacais sont allées à plusieurs reprises à Kaolack pour travailler sur des projets concrets : électrification, aménagement d’une école etc… Un excellent travail du Comité de Jumelage présidé par Suzy Malzieu, en étroit contact avec nos services. Aujourd’hui, c’est un axe nouveau et très significatif de la notion même de Jumelage qui est abordé : Mérignac s’engage dans un dispositif de lutte contre le paludisme, maladie mortelle qui sévit en Afrique et très précisément dans la région de Kaolack. Il existe des vaccins et des anti-paludéens qui sont beaucoup moins efficaces qu’avant, car le moustique est devenu résistant à ces produits. L’équipe du professeur Pascal Millet (BX II) a mis au point un nouveau traitement. Encore faut-il connaître le processus de distribution des médicaments anti-paludéens en brousse et dans les milieux urbains surpeuplés d’Afrique. C’est la raison pour laquelle un jeune médecin généraliste, le docteur Laurence Tillet s’est envolée il y a quelques jours pour Dakar pour 3 mois. Elle sera immergée dans la région de Kaolack. La ville de Mérignac a pris en charge le billet d’avion et les frais de séjour. Au terme de ces 3 mois, un grand pas aura été franchi dans le cheminement (ou pas !) des pilules depuis leur arrivée à Dakar jusqu’au cœur même de la population urbaine ou rurale, généralement très pauvre, donc vulnérable à la maladie, souvent analphabète, avec très peu de contact avec la « civilisation » telle que nous la connaissons dans nos pays développés. C’est de l’accès aux soins qu’il s’agit. Il conviendra ensuite, en fonction des résultats de cette étude, de convaincre les autorités sanitaires du pays de mettre en place des moyens réellement efficaces de distribution du médicament.

Je suis heureux de voir nos efforts de coopération prendre aujourd’hui un tour nouveau. On a souvent parlé de « Mérignac, ville solidaire ». Nous sommes là dans le concret… avec beaucoup d’espoir au bout.

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Journée de l’Europe

Europe_drapeau400x274 Les anniversaires servent aussi à rappeler les actes premiers qui sont à l’origine des grandes choses dont nous sommes parfois capable. Je voudrais profiter de celui-ci pour saluer la force, la volonté et la détermination avec laquelle les précurseurs et fondateurs de l’idée européenne eurent le courage sur les ruines d’une Europe détruite par la guerre de projeter la vision d’un avenir qui est aujourd’hui le nôtre. Voici en extrait le préambule du grand texte de la déclaration du 9 mai 1950 de R. Schuman.

Lire mais aussi relire, ces invitations à l’humanité et à la civilisation doivent nous servir de moteur dans l’élan qui nous pousse a construire et a renforcer cette Europe à laquelle j’attache tant d’importance

Il n’est plus question de vaines paroles, mais d’un acte, d’un acte hardi, d’un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses. Nous espérons qu’elles le seront. Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d’abord, qu’il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l’Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l’Allemagne. Les conditions européennes doivent s’en trouver entièrement transformées. (…) L’Europe naitra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s’élèvera grâce au groupement des productions et à l’extension des marchés qui provoqueront l’abaissement des prix. Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest, et tous les territoires, notamment l’Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité.Voici cette décision, avec les considérations qui l’ont inspirée. La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu’une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d’une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre. L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée : l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne.

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Les Staps toujours en lutte contre un gouvernement sourd et aveugle

Hier, un article dans Sud-Ouest relate la mobilisation depuis maintenant plusieurs mois des étudiants en STAPS. Sur cette question comme bien d’autres, le gouvernement est absent. A titre personnel, j’avais le 21 février dernier attiré l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la colère des étudiants en services techniques d’activités physiques et sportives. J’étais venu sur le campus afin de les rencontrer et marquer de ma présence l’importance que j’accorde à ces questions. Ces étudiants ont décroché leur licence et souhaité passer le concours du CAPES afin d’entrer dans la carrière d’enseignant en éducation physique et sportive. Or, en trois ans, le nombre de postes ouverts par l’éducation nationale est passé de 1 330 postes a à peine 400 cette année pour 7 000 candidats. Avec au total 555 postes offerts cette année à l’ensemble des concours (CAPES + agrégation), nous sommes aujourd’hui bien loin des 1 135 postes ouverts en 2005, réalisant ainsi une chute de 51 %. Bien sûr les étudiants engagés dans cette filière peuvent se diriger vers d’autres voies que l’enseignement de l’éducation physique et sportive, le professorat et l’agrégation n’étant pas les seuls débouchés de cette formation. Cependant, au regard des chiffres fournis par la direction de l’évaluation et de la prospective, une montée en puissance des recrutements d’enseignants en EPS avait été promise par les services du ministère de l’éducation nationale. Ainsi, concernant l’éducation physique et sportive, c’est un recrutement de 1 235 nouveaux enseignants chaque année que préconise la DEP. Au regard de ces chiffres, c’est donc au moins 680 enseignants d’EPS qui feront défaut dans les collèges et lycées, après le concours 2006. Devant ce manque de volonté consistant à refuser une place pleine et entière à l’éducation physique et sportive dans les collèges et lycées, il est logique de s’interroger comme le font les étudiants en STAPS sur l’avenir du sport et de son enseignement dans nos écoles. Aussi, sur cette question essentielle concernant l’éducation de nos enfants et les moyens mis en oeuvre pour y parvenir, il lui avait demandé de bien vouloir préciser quelles sont les suites qu’il entendait donner. Cette question est elle aussi toujours sans réponses et je m’associe à la colère des étudiants.

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