Il y a peu de temps, le PLIE proposait une rencontre sur la valeur travail dans notre société….cette valeur est la plus importante car elle donne une identité, un sens, un but , un moyen, une dignité a celui qui tout les matins se lève et va travailler. Travailler, c’est vivre. En effet, l’INSEE a mis en évidence il y a de ça quelques années un lien fort entre le chômage et surmortalité. Aux âges actifs, chômage ou inactivité s’accompagnent d’une surmortalité, pour les hommes comme pour les femmes. Dans les cinq ans qui suivent l’observation du chômage, le risque annuel de décès d’un homme chômeur est, à chaque âge, environ trois fois celui d’un actif occupé du même âge. La mortalité des chômeuses est environ le double, à âge égal, de la mortalité des actives occupées. L’excès de mortalité des inactifs est encore plus élevé. La surmortalité masculine est accentuée en cas de persistance du chômage ou de l’inactivité. Les raisons de la surmortalité des chômeurs sont multiples : un état de santé déficient qui provoque le chômage, les conséquences financières et psychologiques du chômage de longue durée, le rôle « catalyseur » du chômage. Offrir des emplois, c’est donc très directement sauver des vies. Mais c’est aussi donner du sens à la vie de ceux qui se retrouvent victimes du chômage. Voilà ce qui se joue dans les débats sur la relance économique et la capacité pour notre pays et de ses entreprises à offrir du travail.
26 oct
2006
Le travail c’est plus encore que la santé
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23 oct
2006
Une politique fiscale injuste
Comme chaque année depuis 4 ans, le gouvernement promet une nouvelle fois de faire pour l’année à venir ce qu’il n’a pas réalisé depuis son retour au pouvoir. Mais pour cela, il faudrait que ce budget soit différent des quatre précédents budgets dans :
Ses choix fiscaux, qui ont tous fait la part belle aux baisses fiscales à crédit dédiées aux contribuables fortunés. Ses priorités budgétaires, qui ont favorisé les budgets régaliens (Défense, Police, …) au détriment des budgets d’intervention économique, de solidarité, de santé, et d’avenir (enseignement supérieur et recherche).
Le budget 2007 n’échappe donc pas à la règle, mais se singularise par un degré d’injustice et d’insincérité inégalée.
L’injustice est la marque de fabrique du budget 2007. D’un côté, le gouvernement opère un tour de vis général : hausse des prélèvements de 17 milliards d’euros, augmentation sensible des tarifs publics, déremboursement de médicaments, privatisations,… De l’autre, il octroie des avantages indus aux plus riches : près de 4 milliards de baisse liée à la refonte du barème de l’impôt sur le revenu, dont 30% iront aux 1% de ménages les plus aisés, alors que les 10 % les plus pauvres ne recevront que 2 % des gains et les classes populaires seulement 20 %. Il faut y ajouter les conséquences de la mise en œuvre d’un bouclier fiscal d’abord destiné à remettre en cause l’ISF pour les plus favorisés. Au total, les baisses de l’impôt sur le revenu et de l’ISF votées depuis 2002 privent désormais l’État de 10 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de plus de 1.500 écoles ou 2.000 crèches. L’analyse que nous faisons de ce budget, au parti socialiste, met en évidence le choix clair d’un gouvernement dont les préoccupations majeures sont entièrement tournées vers la défense des intérêts d’une petite minorité de français. Pas de justice sociale sans justice fiscale. Penser l’impôt comme un outil de redistribution sociale et comme un levier économique pour en refaire un instrument politique de reconquête de la place de la France dans le concert des nations, voilà l’objectif affiché par nos candidats, voici le discours clair adressé à tous les français.
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18 oct
2006
Premier débat entre les trois candidats à l’investiture du Parti Socialiste
J’ai trouvé le débat de qualité, ce qui n’a rien d’étonnant pour qui connait bien ces trois camarades. Ségolène Royal, plus proche des préoccupations des gens, Laurent Fabius fidèle à la conception « mitterrandienne » de la conquête du pouvoir (le parti se prend « par la gauche »). DSK a, lui, une vision de l’avenir de la gauche en France. Cette vision me parait moderne et l’affirmation social-démocrate (efficacité de la gestion et approche négociée des problèmes avec l’ensemble du monde syndical et associatif) permettra seule, à mon sens, un redémarrage de l’Europe sociale. Mais il y a une condition à cela : il faut un mouvement syndical fort («de masse» a dit Ségolène Royal), ce qui est loin d’être le cas chez nous contrairement à la plupart de nos voisins européens. Mais la vraie question hier soir était : quel est le candidat le mieux à même de faire gagner la gauche et donc de battre un candidat de droite populiste, dangereux et assez redoutable dans les débats. J’ai encore besoin des autres débats prévus pour conforter ou infirmer mes impressions de ce soir. Quoi qu’il en soit, un tel débat public a servi et honoré le Parti Socialiste.
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17 oct
2006
Contre l’exclusion : justice et fraternité
Dans son rapport à l’Organisation internationale du travail (OIT), la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation affirme : “Des richesses sont créées mais elles ne sont d’aucun profit pour trop de pays et trop de personnes. Faute d’avoir suffisamment voix au chapitre, ils ne peuvent guère influer sur le processus. Pour la vaste majorité des femmes et des hommes, la mondialisation n’a pu répondre à deux aspirations, simples et légitimes, à un travail décent et à un avenir meilleur pour leurs enfants.”. Cette réalité de la mondialisation et du développement économique qui trouve simultanément à accroitre les richesses du monde dans le même temps que les fossés continuent de se creuser entre pays riches et pays pauvres, et entre les populations d’un même pays est insupportable. A l’échelle européenne ce sont pas moins de 18 millions de chômeurs qui sont recensés et auxquels il est possible de rajouter 14 millions de travailleurs pauvres. Pour ces 32 millions de personnes le quotidien a pour nom misère et exclusion. Cette question du chômage reste fondamentale car elle conditionne tout le reste. Ainsi, quand on n’a pas de travail comment obtenir un logement pour soi et pour sa famille ? Comment protéger sa santé ? Comment obtenir une qualification et sans qualification comment obtenir un emploi ? voilà pourquoi, le principe de solidarité et si important a mes yeux, voilà aussi pourquoi je milite depuis des années.
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12 oct
2006
Les cadeaux de Bercy sont empoisonnés
Alors que le quinquennat aura été marqué par quatre premières années de grave dérive budgétaire la prise de conscience de l’état réel des finances du pays ne semble pas faite. Usant de « vieilles ficelles électorales » le gouvernement fait le choix de présenter un budget sans lien avec le réel de notre économie nationale. Tout le programme électoral de Jacques Chirac était appuyé sur une croissance de 3 % l’an. Dès 2002, l’expansion est tombée à 1,2 %, et la France s’est enfermée dans une paralysante quasi-stagnation. Mais le gouvernement, espérant toujours que le ciel allait s’éclaircir en cours d’année, n’en a pas tiré les conséquences sur ses dépenses budgétaires. Le déficit est dès lors passé au-dessus de la barre de Maastricht de 3 % en 2002, 2003 et 2004, et est tout juste revenu à 2,9 % en 2005. Cette sorte de folie absurde qui pousse le gouvernement depuis prés de quatre ans à attendre une éclaircie économique et un envol pour notre économie est regrettable. L’éclaircie ne s’est pas produite et ne se produira pas si nous ne changeons pas radicalement de politiques. Dés lors les cadeaux fiscaux, fait par Bercy cette année, sont autant de handicaps qui trouverons a barrer la route d’une reprise rapide de notre économie.
Aujourd’hui le gouvernement vante la réforme fiscale qui s’appliquera l’an prochain. Mais, comme il a fortement augmenté les taxes et autres impôts locaux, le total des prélèvements pesant sur les Français restera très lourd. Par ailleurs, la situation des finances publiques s’est donc fortement dégradée sous ce quinquennat.
Ce qu’il faut craindre c’est la poursuite d’une croissance molle et la persistance d’un état de quasi-stagnation.
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9 oct
2006
La Gauche progresse
Sans que cela soit pour autant une victoire, Jacques Respaud a fait un score honorable hier lors des municipales de bordeaux. En effet, les votes en faveur de la liste socialiste ont progressé et avec 25.2 % des voix, la liste PS/PC réalise une belle performance. La progression réalisé par le candidat socialiste, hier à bordeaux, fait gagner un siége à la majorité de gauche à la CUB. Le maire de bordeaux siégera donc comme conseiller communautaire. Les Cassandres qui imaginaient déjà un renversement de majorité au sein de la cub en seront pour leurs frais. Mon seul regret concernant cette élection aura été le très faible taux de participation, en effet, seulement 44,82 % des personnes inscrites sont venues voter. C’est une défaite de la démocratie quand tant d’électeurs refusent de prendre le chemin des urnes.
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6 oct
2006
EADS : entreprise citoyenne
Dans une interview accordée au journal “Le Monde”, M. Steiff (président d’Airbus) critique sévèrement la gestion de ses prédécesseurs. A la question du journaliste “Ne redoutez-vous pas un conflit comme Sogerma ?”, portant sur la vague de suppressions d’emplois qui devrait toucher le constructeur, sa réponse est : “Pour éviter ce scénario, il faut s’assurer que le dialogue ira jusqu’au bout à tous les niveaux. En interne, j’ai l’impression que l’ensemble des cadres et des employés ont compris qu’il faut se retrousser les manches, éliminer certaines mauvaises habitudes du passé et se réorganiser. Tout cela est intégré même si c’est difficile. D’autre part, je vais me rendre dans les quatre pays où nous travaillons pour informer les ministres respectifs.”.
Cette première phrase relative à l’insuffisance de dialogue dans la gestion du dossier SOGERMA est un aveu. Il faut regretter la méthode utilisée alors par EADS lors du conflit de mérignac. Aujourd’hui, les annonces relatives à l’arrivée prochaine de charges de travail importantes dans les hangars de la NEWCO (TAT, EADS) sont là pour apporter un espoir et un démenti aux discours qui jusque ici avaient prévalu. L’affaire aura cependant eu ses vertus : il y aura au moins au sien du groupe airbus un avant et un après SOGERMA. Désormais c’est le principe de concertation qui va prévaloir.
Cette phrase vaut espoir. Je me félicite que la mobilisation et le combat qui fut le notre, débouche aujourd’hui sur un respect plus grand des procédures, des salariés, des élus. Cette entreprise gagne aujourd’hui en citoyenneté.
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3 oct
2006
Une recherche en panne : un avenir incertain
L’objectif de consacrer 3 % du PIB à la recherche et au développement, en 2010, est clairement abandonné. Un gouvernement sans vision d’avenir qui tente par des pirouettes de masquer le vide de sa politique en terme de recherche…..voilà le triste spectacle que nous offre ces jours derniers les propositions budgétaires dans ce secteur. Il est aujourd’hui évident comme cela à été souligné par le président de “Sauvons La Recherche” que : ” Le non-respect de ses engagements par l’Etat constitue un signal extrêmement négatif pour les jeunes. Il n’est pas de nature à restaurer la confiance et la dynamique dont notre recherche a besoin “.
Il convient de manière urgente de définir une véritable stratégie de la recherche, appuyée sur une réflexion prospective économique et sociétale. A défaut de proposer un plan de rattrapage et d’investir de manière urgente dans la recherche nous construirons une France pauvre.
Aujourd’hui les sciences de la vie (biotechnologies et biochimie, génome végétal), l’environnement, les NTIC, semblent être les domaines structurants du XXIe siècle. Mais la France n’y est pas suffisamment présente, faute peut-être d’avoir apprécié en temps utile l’enjeu à sa juste valeur. Il est cependant des retards qu’il convient de combler et laisser filer le train en marche c’est très clairement condamner notre économie nationale à moyen terme.
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