Faire plus et beaucoup mieux

« La France n’est pas en retard mais elle veut désormais être en avance » déclarait Nicolas Sarkozy lors du fameux « Grenelle de l’environnement ». Au delà des clivages politiques, la nécessité écologique est aujourd’hui enfin acceptée par tous.

 

Sud-Ouest a désigné Mérignac comme N°1 du développement durable dans la région. Un Agenda 21 a été mis en place en 2003 pour concrétiser 46 actions de développement durable à l’échelle de la ville. Objectif : Vivre mieux, dépenser moins et inciter les Mérignacais à faire eux aussi les « bons geste » chez eux. En trois ans, la Ville a économisé 300 000 euros en mettant sur pied un programme de maîtrise de l’eau. Tous nos nouveaux bâtiments (médiathèque, foyer du jard, maison des associations…) respectent les normes de haute qualité environnementale. Tous ces chantiers ont également profités à des chômeurs de longue durée grâce aux « clauses d’insertion » que la Ville exige sur tous ses chantiers. Car le développement durable, ce ne sont pas que des mesures liées uniquement à l’environnement, ce terme recouvre également un volet économique et social.

 

Demain, je souhaite que l’on fasse plus et beaucoup mieux. Développons une culture de l’évaluation et de l’imagination permanente dans tous les domaines de l’action municipale et notamment en matière de développement durable. Mérignac a pour objectif de devenir un ville pilote en matière de développement durable.

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« Faire des éco-quartiers »

ELECTIONS MUNICIPALES.- Michel Sainte-Marie brigue un sixième mandat. Maire depuis 1974, il explique son choix et détaille ses nouvelles ambitions pour la ville
 

Sud Ouest : Pourquoi avoir autant attendu avant de faire connaître votre choix ?
 

Michel Sainte-Marie : Je me suis longtemps posé la question. Avec mes collègues, je suis arrivé à la constatation que Mérignac, avec 65 000 habitants, 4 000 entreprises et 40 000 emplois, est devenue le principal pôle économique d’Aquitaine. Il y a le Pin Galant et maintenant la médiathèque et le tramway qu’il faut prolonger dans la troisième phase. Mais aussi des chantiers à parachever comme le centre-ville et l’Aéroparc, générateur des emplois de demain.
 

Vous êtes le seul à pouvoir mener ces projets à terme ?
 

Non, mais il faut de l’expérience et du savoir-faire, des atouts qui se sont manifestés lors du conflit de la Sogerma. Et le résultat des législatives a conforté ma légitimité.
 

Alain Anziani a donc passé son tour ?
 

Il s’est bien impliqué dans les conseils de quartier, la médiathèque et l’Agenda 21. Il a beaucoup apporté à Mérignac depuis 2001. C’est une valeur sûre.
 

C’est bien vous qui êtes allé le chercher en 2001 ?
 

Oui parce que mes amis du PS m’ont demandé de trouver quelqu’un pour enrichir la liste. Mais jamais je n’ai prononcé le mot de dauphin et jamais je n’ai dit qu’il me succéderait.
 

Avez-vous déjà imaginé votre liste ?
 

Alain Anziani y sera. J’ai voulu vérifier que j’avais les possibilités et les moyens de constituer une équipe renouvelée et ouverte aux Verts, aux Radicaux de gauche, au Parti communiste et à la Société Civile. Avant de parler chiffres, je veux les rencontrer et voir leur programme. Il y en a qui souhaitent partir. Etre conseiller municipal est plus une servitude qu’une sinécure. La liste sera rajeunie. Il faut que tous ses membres soient animés du même enthousiasme que moi. J’insiste sur une novation : la délégation à la CUB sera paritaire, avec des hommes et des femmes de valeur.
 

Pensez-vous à vous rapprocher du Modem ?
 

Il y aura dans ma liste des gens qui ont voté Bayrou aux présidentielles et pour moi aux législatives.
 

Quelle sera la priorité de ce nouveau mandat ?
 

Le développement durable appliqué à l’urbanisme, le sport, la culture, le social, le logement, les déplacements. Il faut aller au-delà de ce que l’on a fait. Mérignac ville verte est un slogan ancien à porter de manière neuve et enthousiaste. Nous allons développer des éco-quartiers en appliquant le développement durable au chauffage, aux déplacements, à la construction.
 

La ZAC centre-ville sera-t-elle un argument de campagne ?
 

Les Mérignacais savent où est le problème : un recours politicien qui d’ailleurs divise la droite. Mais la ZAC continue. Concernant, les îlots 3 et 4, la CUB s’est engagée dans le processus qui doit permettre de maîtriser les terrains et lancer les concours auprès des promoteurs et des architectes. Je veux que la campagne dépasse cette polémique. Lors du dernier conseil de quartier, la population a montré qu’elle était choquée par ce recours.
 

Comment va se dérouler votre campagne ?
 

Je vais organiser des réunions par thème dans les quartiers pour écouter les Mérignacais. Et mettre sur pied des groupes de travail représentatifs de tous les habitants. En début d’année, je communiquerai les résultats de cette longue concertation dont découlera le projet municipal.
 

Lorsque vous faites votre bilan, quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier ?
 

Avoir fait de Mérignac une ville solidaire qui propose des solutions aux problèmes quotidiens. Nous avons un haut niveau de services rendus à la population. Idem pour le sport avec le SAM. Et la culture avec le Pin Galant, la médiathèque et bientôt le conservatoire municipal de danse et d’art dramatique dont l’étude est lancée pour définir le lieu.
 

La ou les têtes de liste de l’opposition ne sont pas encore connues. Cela vous inquiète-t-il ?
 

Je prends toujours connaissance des déclarations de l’opposition avec intérêt. Ce qui compte, ce n’est pas de ferrailler avec elle mais de construire Mérignac avec toutes les bonnes volontés.
 

Propos recueillis par Dominique Manenc - SUD-OUEST Ed. Rive gauche sud - 24/10/2007
 

 

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Posté dans ZAC Centre Ville, Sport, Logement, Urbanisme, Culture, Elections municipales 2008, Développement durable, Mérignac, Social, Tramway, Environnement, Economie, Emploi, Aéroparc | Pas de commentaire »

« Un préjudice pour tous »

CENTRE-VILLE.– Michel Sainte-Marie n’a pas pris sa décision pour les municipales et dénonce le caractère politicien du recours de Bernard Gonzalez contre la ZAC

 

 

Sud Ouest : La rumeur de votre candidature à la candidature s’amplifie. Est-elle devenue réalité ?

 

Michel Sainte-Marie : Non, car à l’heure où je vous parle ma décision n’est pas prise. Pour l’instant, je travaille. La médiathèque vient d’être inaugurée. Je suis tous les dossiers classiques, y compris l’urbanisme et la voirie. Et la ZAC centre-ville me préoccupe beaucoup. Sans compter l’énorme tâche liée à mon mandat de député. Je suis rapporteur de la commission Défense, chargé de l’espace, des communications et de la dissuasion. A ce titre, je rencontre de nombreux militaires et je reçois des visites. Quand j’aurais arrêté mon choix pour les municipales, j’en informerai en premier lieu, comme toujours, mes amis de la section socialiste de Mérignac. Puis j’en ferai l’annonce publique. Ce sera courant octobre.

 

Que pensez vous du recours déposé par votre opposant Bernard Gonzalez qui demande l’annulation du permis de construire de la ZAC centre-ville ?

 

C’est un préjudice pour tous les Mérignacais. Le renouveau du centre passe par l’arrivée du tramway et de la médiathèque. C’est fait. La ZAC est le troisième volet. Sur l’îlot 1 qui est visé, une centaine de commerçants ont posé leur candidature pour s’y installer. Nous en avons retenu vingt : un poissonnier, un boucher, un boulanger, un photographe, une brasserie, trois restaurants, une boutique de décoration-habillement… Ils se sont engagés dans un certain nombre d’investissements. Il s’agit de commerces complémentaires à ceux qui existent et qui attendent énormément de cette bouffée d’oxygène après avoir subi les travaux du tramway. Ceux qui doivent venir n’attendront pas trois ans. Ils partiront ailleurs.

 

Il y a aussi les acquéreurs de logements….

 

Le premier îlot de la ZAC en offre soixante-six sur trois cents. Il y a des personnes qui ont déjà vendu leur logement pour en acheter un ici et risquent de se retrouver en location pendant longtemps. Ils pâtiront eux aussi de ce recours comme l’ensemble des Mérignacais qui vont avoir une friche en plein coeur de ville alors que le projet est prêt à démarrer dans le mois qui vient.

 

Que dites vous des arguments de Bernard Gonzalez ?

 

Entre les deux recours gracieux et le recours devant le tribunal administratif, les arguments ne sont jamais les mêmes. Pour ce qui concerne les parkings - qu’il n’évoque pas devant la justice - on est allés au maximum possible avec 1,5 places en moyenne par appartement. On peut y remédier en imaginant par exemple du stationnement enterré derrière le Crédit agricole où la ville possède du terrain. Il dit que quatre étages c’est trop et il vient me parler de tours ! Je relève le caractère plus politicien que réel de cette démarche mais aussi l’aspect fluctuant de son argumentation qui est un vrai cafouillage.

 

Ce recours compromet-il l’aménagement de la place Charles-de-Gaulle ?

 

Oui. Il est prévu de créer une esplanade pour des animations devant la médiathèque et de supprimer le stationnement et les arbres. Mais on en plantera encore plus autour de la place qui sera ornée d’une fontaine et bordée de trottoirs plus larges. J’avais obtenu que la CUB inscrive des crédits dans le budget 2009. Si rien ne se fait, elle les affectera ailleurs. Le centre prend un sérieux coup avec ce recours qui n’a pas lieu d’être. Nous voulons un centre digne de la deuxième ville de Gironde. Je souligne aussi que le projet de la ZAC ne gêne pas la visibilité de la Vieille Eglise et que les Bâtiments de France ont donné leur aval. C’est un reproche de Thierry Millet.

 

Justement ce dernier, chef de file de la droite, s’est proposé comme médiateur. Que vous inspire son attitude ?

 

Je note d’abord que toute l’opposition n’est pas d’accord avec M. Gonzalez comme Mme Duprat, M. Arnaud et Mme Marbach. Quelle médiation ? C’est une habileté politicienne dans le cadre de la future élection. M. Millet assure qu’il n’y a eu aucune concertation transparente. Or le 28 septembre 2006, l’architecte et le promoteur animaient le conseil de quartier devant deux cents personnes dont M. Gonzalez qui aurait du faire des propositions à ce moment-là. Il dit aujourd’hui qu’il y a trop de logements sociaux sur cette ZAC. On ne veut pas que des demandeurs d’emploi et des professeurs des écoles logent au centre-ville ? Il est pour tous sans exclusive. Je suis radicalement aux antipodes de ce raisonnement et je flaire une manoeuvre politicienne. Je répondrai à M. Millet et je dis à tous que la politique n’a rien à voir avec ce dossier. Il faut se mettre au travail. Je fais un appel au civisme et au patriotisme de tous les Mérignacais pour que M. Gonzalez retire ce recours. Il n’en sera que plus respecté.

 

 

Propos recueillis par Dominique Manenc - SUD-OUEST Ed. Rive gauche sud - 09/10/2007

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Clarifier la responsabilité du gouvernement dans l’affaire EADS

A380Alors que la livraison du premier A380 est imminente, il est urgent de clarifier la responsabilité de l’Etat dans l’affaire EADS.

 

Après le dossier de la SOGERMA en 2006, ces délits d’initiés supposés n’arrangent en rien la santé de l’entreprise et le bien-être des salariés.

 

Il parait inimaginable que la Caisse des dépôts, institution publique, ait pu investir 2 milliards d’euros, sans avoir reçu d’instruction du gouvernement de l’époque, auquel appartenait le Président de la République.

 

Les audiences prévues cette semaine auprès des commissions des finances de l’Assemblée Nationale et du Sénat devront éclaircir le rôle tenu par le gouvernement dans cette affaire. Si sa responsabilité est avérée, des sanctions devront être prises.

 

S’il veut être cohérent, le gouvernement qui durcit la répression sur la délinquance, doit en faire de même avec la délinquance économique et financière, dont les répercussions sur l’économie du pays sont incommensurables. Or la Ministre de la Justice vient de mettre en place un groupe de travail sur les délits financiers…

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“Il est urgent d’être raisonnable”

Le recours déposé par Bernard Gonzalez contre la ZAC Centre-ville a largement été évoqué lundi soir lors du Conseil municipal. Le projet est au point mort et cette attente est extrêmement préjudiciable pour Mérignac. Ce blocage pénalise les personnes qui avaient prévu d’emménager dans ces logements (dont 30% en logement social) ainsi que les commerçants qui s’étaient engagés à prendre un pas de porte sur le parvis de la Vieille église. Il est urgent d’être raisonnable.

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