« Tsunami silencieux »

J’aimerais revenir sur la crise alimentaire qui touche la planète et plus particulièrement les pays pauvres. Face à ce que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU appelle le « tsunami silencieux », la communauté internationale se trouve dans l’obligation de lancer des appels aux dons. Il manque aujourd’hui près de 500 millions d’euros pour maintenir les programmes de lutte contre la faim en cours.

 

Selon le PAM, ce sont 100 millions de personnes supplémentaires qui sont touchées par la faim avec la flambée des cours agricoles ces 6 dernier mois. Ces 100 millions s’ajoutent au 854 millions comptabilisées par le FAO l’an dernier.

 

Devant ce constat accablant, les différents gouvernements ont multiplié les promesses d’aides alimentaires, à l’image de Nicolas Sarkozy qui a annoncé le doublement de l’enveloppe prévue à cet effet : « de 30 à 60 millions d’ici 2008 ».

 

Cet élan de générosité est l’arbre qui cache la forêt : en un an, la part du revenu national brut consacrée au développement a été sensiblement diminuée, passant de 0,47 % à 0,39 %. Cette baisse représente bien plus d’un milliard d’euros ! Pourtant, la France, dans le cadre de l’Union Européenne, s’est engagée à atteindre 0,70 % en 2015.

 

L’augmentation de ces aides, bien que trop faible, est nécessaire. Cependant, il est urgent que la communauté internationale se penche sur les causes de la crise. J’évoquais sur ce blog il y a quelques jours le soutien abusif aux biocarburants dont la responsabilité ne fait nul doute. Mais il y a certainement d’autres phénomènes à prendre en compte : la spéculation financière, les modes de consommation, le réchauffement de la planète, les effets pervers de la mondialisation, etc.

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Un accord pour une gestion efficace et équilibrée

Après un mois de discussions, le « groupe de contact », composé de conseillers communautaires de gauche et de droite, a abouti à la signature d’un accord de gestion de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

 

Je me félicite de cette nouvelle, qui offrira à l’institution un climat propice à la poursuite des projets et à une gestion équitable durant les six prochaines années.

 

La co-gestion est vitale pour l’agglomération. D’abord parce que les grands dossiers doivent être portés par une approbation commune, au-delà des clivages politiques, pour être légitimes et réussis.

 

Aussi, il est important de savoir que c’est à travers de tels accords que, l’agglomération s’est construite depuis les années 60 jusqu’en 2001, que la présidence soit à droite avec Jacques Chaban-Delmas ou Alain Juppé, ou à gauche avec moi-même.

 

L’esprit positif et constructif affiché par les deux parties au cours de ces discussions devra s’inscrire dans la durée pour pouvoir relever les nombreux défis qui attendent la CUB d’ici 2014 : renforcer l’attractivité de l’agglomération et en faire une métropole européenne, poursuivre le développement des modes de transports, proposer de nouveaux logements, privilégier la concertation, etc.

 

Enfin, je tiens à saluer la volonté des différentes parties de préserver l’identité des communes, dont les différences sont une force et une richesse pour l’agglomération.

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Les révoltes contre la faim

C’est avec peine que j’ai assisté aux événements de dimanche dernier au Sénégal. Cette terre pour laquelle j’ai de l’affection a connu ses premières émeutes de la faim. Les témoignages sont saisissants : « Vraiment le riz est cher, l’huile est chère, le gouvernement ne fait rien. On est fatiguée, on n’a pas de travail, nos enfants n’ont pas de travail, on se débrouille pour manger, on ne trouve rien à manger, on a faim, on a soif, vraiment on est fatiguée » disait une manifestante citée par l’agence Reuters.

 

Presque la moitié des ménages sénégalais vit en dessous du seuil de pauvreté officiel ; la moitié des travailleurs est payée en dessous du salaire minimum, le taux des chômeurs et des personnes en sous-emploi est de 43%, alors que l’inflation atteint des sommets.

 

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la Banque Mondiale ait évoqué dans un récent rapport la possibilité d’ « émeutes de la faim » dans ce pays et dans de nombreux autres.

 

Aujourd’hui « la planète a faim » et bien au delà du Sénégal. Ce sont en effet 850 millions d’hommes de femmes et d’enfants de par le monde qui ont faim.

 

Cette semaine, l’Assemblée Nationale s’est penchée sur l’agriculture à travers un grand débat sur les OGM. Il est regrettable que nous n’ayons pas su débattre de l’ensemble des enjeux agro-alimentaires à l’échelle planétaire.

En effet, la conjonction de la forte croissance démographique, de la hausse du coût du transport maritime (plus du tiers du prix des céréales) et de la saturation de l’offre du fait des changements climatique impacte sur le prix des céréales à l’échelle mondiale.

 

Et personnellement, je m’interroge sur les effets pervers de certaines décisions politiques prises en cédant trop facilement à des modes. Quelle est la part des biocarburants dans l’explosion du prix des céréales ? En cherchant des substituts à un pétrole finissant, les pays riches ont-ils pleinement mesuré l’impact sur l’alimentation des plus pauvres ? En soutenant financièrement l’utilisation des biocarburants, les pays riches n’ont-ils pas complètement déstabilisé le marché mondial des céréales et renvoyé certaines populations à une misère ultime ignorée depuis près de quatre décennies ?

 

Les premières victimes sont et seront durablement les pays les plus pauvres. Cependant ces manifestations auront un impact politique. Dans l’Histoire de l’humanité, la plupart des révolutions sont parties de soulèvements contre la hausse du prix du pain ou des céréales.

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Le virage atlantiste de Nicolas Sarkozy

sarkobush.jpgLa politique étrangère de Nicolas Sarkozy est marquée par un « virage atlantiste». Moins d’un an après l’élection présidentielle, deux actes majeurs fondent cette politique nouvelle : le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN et l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.

 

Sur ce second point, il faut se remémorer les propos de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, annonçant s’il était élu que : « la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne semble pas décisive ». C’était le temps des promesses. Nous attendions de voir de quel côté pencherait le balancier avec les mesures qui seraient prises. Si l’on suit ce discours à la lettre, elles sont contradictoires.

 

Le souhait de Nicolas Sarkozy de voir la France « reprendre toute sa place » au sein de l’OTAN, au delà du fait qu’elle représente déjà une trahison de l’héritage gaulliste qui a structuré jusqu’à aujourd’hui la position de son parti, met aussi en péril l’émergence d’une politique européenne et de défense dont la France, et les socialistes, ont longtemps été les principaux défenseurs.

 

Cette position nouvelle pour la France trouve à l’évidence sa genèse dans la vision de l’Europe de Nicolas Sarkozy : une Europe interétatique et non une entité politique autonome en phase d’intégration progressive. Il résulte de cette vision une crispation des relations avec nos partenaires européens au premier rang desquels l’Allemagne.

 

La position du groupe socialiste de l’Assemblée Nationale sur l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan repose sur une analyse stratégique différente. Nous pensons en effet que ce serait prendre le risque d’un enlisement dans un conflit qui signe l’échec de la stratégie américaine dans la région. Nous croyons important d’organiser le transfert des forces et des capacités d’agir en direction de l’armée afghane. Nous croyons enfin qu’il faudrait libérer des crédits pour soutenir les populations civiles et mettre au point un calendrier de retrait progressif des troupes de l’OTAN.

 

Mais l’essentiel reste surtout de traiter le problème dans sa globalité. A savoir : trouver les bons interlocuteurs régionaux et ouvrir les discussions avec l’Iran tout en tentant de faire que la situation en Irak évolue.

 

Je crois pour ma part que nous ne devons pas renoncer à notre autonomie de décision en matière militaire et diplomatique au profit d’un alignement sur les Etats-Unis. La France a vocation à soutenir l’émergence d’une Europe de la défense dotée de moyens effectifs. Pour nous socialistes, il est important d’affirmer cette primauté de l’Europe dans ses dimensions politiques, diplomatiques et militaires afin de faire valoir aux côtés de nos alliés le point de vue d’un vieux continent qui a beaucoup souffert de ses propres penchants impérialistes.

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Privilégier votre participation par Internet

La période électorale est enfin terminée. Et de la meilleure des façons en ce qui nous concerne à Mérignac : la liste que j’ai conduite pour les municipales a été élue au premier tour avec une marge confortable (63,44%), et le siège de Bernard Garandeau au Conseil Général a été conservé par le Parti Socialiste avec l’élection de Marie Récalde.

 

Je tiens encore à remercier les mérignacaises et les mérignacais de nous avoir renouvelé leur confiance. Ces réélections montrent leur reconnaissance du travail accompli et leur intérêt pour l’avenir de Mérignac.

 

Si la campagne électorale a été riche en enseignements, il y en a un que je retiendrai plus particulièrement : l’utilisation d’Internet pour favoriser l’échange, le travail collectif et la concertation. Grace au site www.vosideespourmerignac.com, vous êtes nombreux à vous être exprimés et à avoir fait des propositions pour l’avenir de notre ville. La plupart sont venues enrichir notre programme.

 

C’est pourquoi je réfléchis à une évolution de mon blog qui, dans les semaines à venir, privilégiera votre participation à l’évolution de la ville et de la 6e circonscription de la Gironde. Ce blog revêtira bientôt un nouvel habit, et sera définitivement tourné vers la démocratie participative.

 

En attendant, toutes vos idées et vos remarques sont les bienvenues. Je vous invite d’ores et déjà à laisser des commentaires à cet article, ou a m’envoyer un message via la page « Contact » de ce blog.

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