Alors que la concertation et l’étude autour de la desserte de l’aéroport en transports en commun suivent leur cours, je me suis rendu jeudi dernier à Nantes avec Marie Récalde, Claude Baudry, Gérard Chausset, Pascal Maréchal (Président du Club des Entreprises de Mérignac) et une délégation de représentants de l’aéroport, de la mission tramway et de la direction des déplacements urbains de la CUB.
Le but de notre visite : tirer des enseignements de l’expérience de l’agglomération nantaise en matière de Transports en commun en site propre afin de nourrir la réflexion de la CUB pour imaginer la meilleure desserte possible de l’aéroport.
Accueillis par Pascal Bolo, Président de la SEMITAN (équivalent de TBC) et adjoint au Maire de Nantes, nous avons pu constater la qualité du niveau de service offert par le BusWay. Ce système, hybride du tramway et du bus, assure un service rapide, fréquent et peu coûteux. En effet, l’absence de feux de circulation et la présence de couloirs dédiés permettent de parcourir les 7 km de la ligne en un temps équivalent à celui que mettrait notre tramway (25 à 30 minutes).
Mais l’avantage principal de ce mode de transport réside dans son coût : il est, au kilomètre, 3 fois inférieur à celui d’un tramway. Cette économie est permise par une infrastructure beaucoup moins complexe (pas de rail, pas d’alimentation électrique, etc.) qui présente également des possibilités d’évolution. Rien n’empêche, en fonction de la fréquentation et des besoins, de transformer ultérieurement le couloir de bus en une ligne de tramway, le tout sans grands travaux de démolition.
Le faible coût et la fiabilité du système de BusWay permettent également d’envisager à moyen terme des prolongements de la ligne A vers Pessac, avec une interconnexion avec le réseau TER, et vers Le Haillan et St Médard en Jalles à travers l’Aéroparc. Grâce à un système de parcs relais, l’aéroport et son pôle d’emploi, véritable moteur économique de l’agglomération, auraient alors les atouts pour rester compétitifs par rapport aux autres villes européennes.
En tout état de cause, cette mission de reconnaissance à Nantes aura vraisemblablement un impact lorsque le moment sera venu de choisir le moyen de transport le plus adéquat pour desservir l’aéroport.
Enfin, je tiens à souligner que la participation des représentants du tissu économique de Mérignac dans le domaine des transports est une marque forte de leur volonté d’améliorer les liaisons entre le centre-ville de Bordeaux et l’aéroport, et une preuve de leur poids dans l’agglomération.
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