Retour aux années 1920

L’adoption par l’Assemblée Nationale lundi dernier du projet de loi sur la démocratie sociale et la réforme du temps de travail marque une nouvelle étape dans la régression sociale entamée avec la présidence de Nicolas Sarkozy.

 

En plus de leur impact sur l’emploi (entre 250 000 et 400 000 emplois créés sur les premières années), l’instauration des 35 heures et la création des RTT pour les cadres en 1998 et 2000 ont été à l’origine d’un nouveau style de vie, privilégiant les loisirs, la vie associative et la famille.

 

Non seulement la nouvelle loi contraint les cadres des entreprises à travailler 17 jours de plus par an, mais encore, elle restreint de manière conséquente la durée légale des heures de repos. Ainsi, avec un simple accord d’entreprise, le nombre de jours de travail obligatoires annuel pourrait passer à 282 au lieu de 218 auparavant ! Ce nouveau plafond de la durée du temps de travail nous ramène, en volume horaire à la France des années 1920 !  

 

Lorsque l’on connait la position de faiblesse des salariés dont l’emploi est menacé, à l’image de ceux de Ford, on sait que de tels accords proposés par l’entreprise sont souvent acceptés sous la contrainte.

 

C’est pourquoi le droit du travail se doit de protéger les salariés, cadres ou non-cadres, en fixant des limites décentes au temps de travail.

Diffuser et faire connaître cet article :
  • Facebook
  • Google
  • del.icio.us
  • Digg
  • TwitThis
  • Technorati
  • E-mail this story to a friend!

Posté dans Assemblée Nationale, Emploi, Economie, Social |

Une réponse

  1. Mouette Rieuse Dit:

    Le regard de la Mouette Rieuse sur les blogs politiques :

    http://mouette.rieuse.over-blog.com

Laisser un commentaire

Attention: Les commentaires sont modérés, il se peut que votre commentaire ne soit pas publié instantanément. Inutile de poster une deuxième fois.